les confettis

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Confettis
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Pour améliorer cet article il convient, si ces citations présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcées, de les intégrer au corps du texte en les ramenant à une longueur plus raisonnable.

Initialement, ce furent des dragées, d'où le nom qui lui est resté, puis des boulettes de plâtre, appelés quelquefois en France confetti italiens, et, enfin, aujourd'hui, des petits morceaux de papier ronds de différentes couleurs. On les retrouve très souvent associés au serpentin, appelé aussi à ses débuts spirale ou spirale-opéra, dont la vogue mondiale commença au Carnaval de Paris 1892.

On ignore où le confetti en papier fut précisément inventé. En revanche, il est certain que son lancement mondial eut lieu au Carnaval de Paris en décembre 1891. On les utilisait jadis au carnaval en quantité bien plus importante qu'aujourd'hui. Les confettis en papier étaient couramment vendus au kilogramme. Il exista aussi autrefois des confettis en papier parfumé.

Or, le mot dragée n'avait pas tout à fait le même sens qu'aujourd'hui ; en effet selon l'Encyclopédie, les dragées étaient, « des especes de petites confitures seches faites de menus fruits, graines ou morceaux d'écorce ou racines odoriférantes & aromatiques, & incrustés ou couverts d'un sucre très dur & très blanc ». En italien, on ne dit pas confetti (en l'occurrence confetto, qui veut dire aussi bien fruit confit ou préparé) pour désigner les petites bouts de papiers festifs mais coriandoli [di carta], dont l'étymologie rappelle la graine de coriandre (ou d'anis) enrobé de sucre blanchi et que l'on se jetait ou s'offrait pendant les fêtes au moins depuis la fin du XVI siècle.

Orthographe – Pour le pluriel, l'orthographe italienne confetti a jadis été souvent employée dans la rédaction de textes en français.Cependant, aujourd'hui, le pluriel correct du mot confetti se forme par l'ajout d'un « s » à la fin, car, quand un mot d'origine étrangère est intégré à la langue française, il cesse d'être soumis aux règles grammaticales de son pays d'origine pour être soumis aux règles grammaticales françaises (rapport du Conseil supérieur de la langue française publié dans les documents administratifs du Journal officiel du ).

On remarquait seulement plusieurs landaus chargés de masques élégants. Deux voitures surtout, accompagnées chacune d'une nombreuse cavalcade, précédées par des piqueurs et des sonneurs de trompe, ont animé la promenade par la beauté, la variété et le bon goût historique des costumes, ainsi que par l'élégance de leur attelage a quatre chevaux. D'une de ces voitures on lançait au public des dragées et des oranges, particularité toute nouvelle à Paris, et empruntée aux usages du carnaval de Rome. »

En France, le jet de confettis-dragées existait jadis dans les fêtes et pas seulement au Carnaval. Comme on peut le voir, par exemple, en 1840, lors de la cérémonie du baptême et de la bénédiction de la cloche paroissiale à Étréchy, commune située près d'Étampes :

« On me dit qu'on veut le ressusciter maintenant et qu'après douze années de carême assombries par la vieillesse maussade et défiante du feu roi Ferdinand, nous allons revoir dans la rue de Tolède ces chars fantastiques et mythologiques d'où les masques déclaraient la guerre aux balcons, échangeant avec eux des grêles de dragées et des nuages de fleurs. »

« Une sorte de politesse est de jeter des dragées et des confitures sèches aux gens de sa connaissance ou à ceux que l'on veut gratifier de quelque attention. Mais comme ces dragées se perdaient en partie dans la boue ou dans la poussière, on a imaginé d'en faire de très-petites de plâtre et d'amidon, qui sont plus lourdes et plus propres à l'usage auquel on les emploie. C'est une autre espèce de jeu qui a son agrément, surtout quand dans les instants de repos, deux carrosses qui s'en veuillent, se rencontrent et peuvent former un engagement. Il y a une sorte d'adresse à lancer les dragées, et à gagner la victoire dans ces combats. Elle consiste à faire le service promptement, à couvrir son adversaire de dragées, et à n'en point recevoir. »

« Confetti. — Au-dessus de la foule, sur les voitures, sur les trottoirs, sur les balcons, on voit presque sans cesse une grêle de petites dragées que les masques envoient aux spectateurs et que les spectateurs leur renvoient. Autrefois c'étaient des dragées fines et exquises. Mais l'usage de ces libéralités étant devenu trop général, et ces libéralités surtout étant devenues des perfidies, on ne se sert plus aujourd'hui que de petites boules de craie ou de plâtre, auxquelles on continue, seulement par extension, à donner le nom de confettis. »