le haut-de-forme

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Haut-de-forme
Haut-de-forme
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau
Chapeau berger

Le haut-de-forme passe, dans les années 1810, d'une simple nouveauté de la mode à un symbole de la condition sociale de l'homme bourgeois du XIX siècle. En raison de sa hauteur et de son allure imposante, il confère une certaine élégance à l'homme, qu'il fait paraître plus grand. Le haut-de-forme en vient à symboliser la respectabilité, la richesse, la dignité et un rang social élevé.

L'origine du haut-de-forme tient aux gentilshommes de la campagne qui rétrécirent les bords de leurs chapeaux pour monter à cheval et augmentèrent la taille de la calotte dans un but de protection rudimentaire en cas de chute [référence ?]. Un système de lacet camouflé à l'intérieur permettait de le maintenir en place solidement.

Toujours considéré, à la fin du XIX siècle, comme un symbole de distinction, le haut-de-forme en vient même à faire partie de l'uniforme du policier, du facteur et de l'employé de chemin de fer.

Sa couleur dépend principalement de l’habit qu’il accompagne. Il est gris et en feutre pour accompagner la jaquette, noir et en soie ou en peau de taupe associé à l’habit. Cependant, il existe bien d'autres coloris tels que robusta, pavot ou encore bleu tunon.

Il sera encore porté, de manière résiduelle, jusqu'aux années 1950 (une photo montre ainsi François Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur français, portant le haut-de-forme lors d'une soirée.).

Largement abandonné dans la vie quotidienne, le haut-de-forme est porté par nombre d'icônes de la littérature : Raskolnikov, du roman Crime et Châtiment en porte un jusque dans le crime, dans une Russie où le couvre-chef est déjà désuet ; le célèbre Chapelier fou d'Alice au pays des merveilles en arbore un de grande dimension, voire exagérée selon les illustrations. Il inspire nombre de modèles plus contemporains, dont le chanteur T-Pain notamment semble raffoler.

Vers 1860, au très grand Carnaval de Rome, un jeu consistait à les faire tomber des têtes des promeneurs, notamment Anglais, pour les aplatir ensuite sur la chaussée. La même chasse se pratiquait aussi au Carnaval de Nice, comme le rapporte un ouvrage datant de 1888 : « Gare surtout au malheureux chapeau haut de forme qui s’aventure sur le parcours du défilé carnavalesque ; on en fera impitoyablement un accordéon. »